Bravo pour cette saga familiale entre Turcs et Arméniens : les personnages sont attachants et les situations plausibles. Le début du livre est un peu long, les retours dans le passé sont parfois un peu compliqués à suivre…Mais la quête de la jeune arménienne en Turquie éclaire bien les débats a la fois de la reconnaissance (ou non- reconnaissance) du génocide arménien par les turcs et celui à venir du rattachement de la Turquie à l’Europe. Cette reconnaissance de son passé plus ou moins glorieux par un pays a un parfum d’universalité. Pas de grands discours théoriques mais les pérégrinations de deux jeunes filles qui cherchent à mieux comprendre qui elles sont en découvrant leurs généalogies….Un vrai voyage et dépaysement à Istanbul avec des femmes à la limite du monde réel ! mais aussi dans les secrets douloureux et noirs de ces familles.
J’ai beaucoup aimé ce livre, dont j’ai apprécié l’écriture, “moderne”, ai-je envie de dire … Disons que j’ai trouvé l’écriture totalement libérée de ce qui, pour moi, est un “style” commun à ces livres lus ces derniers mois sur ces pays, ces cultures, et les problèmes de ces régions du monde. Peut-être que mon inculture associe ce qui ne devrait pas être associé … En tout cas pour moi, pour une fois, il n’est pas question de corruption, d’aliénation, de l’impuissance qui génère le fanatisme … le sujet est tout autre.
La part secrets de famille, liens familiaux et générationnels m’a plu, c’est quelque chose qui m’intéresse et me passionne.
J’ai aussi beaucoup apprécié d’en découvrir un peu plus sur le génocide arménien, le pourquoi de la négation des Turcs de ce génocide, simplement parce que leur Histoire commence en 1923, alors que les Arméniens cristallisent leur existence autour de cela, ce qui est normal … Mais tout cela n’est pas lourd, dans le roman, c’est intelligent, réfléchi, le sujet n’est pas la polémique mais la réflexion.
J’ai cherché des infos sur le livre et sur l’auteur, et je vous livre cette interprétation (d’un certain Erick Roux) qui ne m’était pas (encore) apparue : la “bâtarde” du livre est “tout le symbole de cette Turquie d’aujourd’hui, enfant naturel d’une république et d’un empire qui oublie son passé et tente de se construire un avenir”. Je la trouve excellente.
Après, il y a les titres de chapitre qui sont les ingrédients d’un dessert, le café Kundera, etc. … plein de petites choses sympas à lire et découvrir.
Un livre qui va m’accompagner un moment, je pense.
Je vais finir par croire que les écrivains ont toujours du mal à trouver une fin pour leurs romans. Encore cette fois la fin avec les révélations des fameux “secrets de famille” sont difficilement crédibles. Sinon tout le roman est très interessant, vivant, amusant et décrit très bien, j’aime à le penser, la vie des deux jeunes filles aux antipodes de culture et de géographie.
J’ai beaucoup aimé le début, c’est vrai: amusant, vif, enlevé,moderne. MAIS Trop brouillon pour moi, et en effet des “révélations finales” mal ficelées. Livre parfois trop dramatique pour être une simple distraction, trop léger parfois pour être un roman d’atmosphère et d’enseignement. Mélange des genres en quelque sorte.
Cela me semble simplement un bric à brac, et relever de l’industrie de récupération des génocides en vue de romans pour grand public.
Je suis d’accord avec Francoise. “Bric-a-brac” qualifie parfaitement ce livre. J’ai saute beaucoup de passages ennuyeux. L’idee de depart aurait du generer un meilleur livre. (excusez le manque d’accents, absents sur mon clavier US)
Livre très féminin, en cela que les héros masculins sont bien falots ou spécialement antipathiques…
On dévore ce roman comme une pâtisserie turque ou arménienne, dont les recettes abondent et qui ont toutes le goût nostalgique de l’enfance et d’une douceur de vivre perdue, sans perdre de vue la magnifique préface d’Amin Maalouf qui éclaire tous les dilemmes qui rongent la Turquie.
Avec toutes ces qualités, il est d’autant plus dommage que la fin du roman avec la révélation de tous les secrets de famille apparaisse comme tirée par les cheveux et bâclée.
J’ai failli plusieurs fois abandonner ce livre qui m’agaçait profondément : tout ce verbiage, ces petites histoires de filles, de sexe, de bouffe, enveloppant de multiples papiers crêpons des questions primordiales comme la liberté, l’égalité des sexes, des races, l’attachement à ses racines, la place de l’homme sur terre…
Alors que nous avions lu, l’an dernier, ce livre magnifique d’Arslan “Il était une fois en Arménie” sur le génocide.
Mais je suis allée jusqu’au bout et je n’ai pas regretté, car plus j’avançais et mieux je discernais l’essentiel de l’accessoire, qui n’est peut-être pas si accessoire en fin de compte, et je pense que Plume, dans son “inculture” (dont on se permet de douter…) a beaucoup mieux lu et compris ce livre que moi.
Je n’ai jamais pu entrer dans le sujet de ce livre – qui m’interessait pourtant, mon mari est d’origine turque – et ne l’ai même pas fini… trop long, trop fouillis, trop bavard…
Un beau livre qui reflète bien l’atmosphère si particulière d’Istanbul avec son mélange de civilisations, de peuples, de bruits et d’odeurs. J’ai apprécié le style très humoristique qui en rend la lecture très plaisante. Les drames qui sous-tendent l’histoire de ces deux familles sont révélés progressivement et permettent de mieux comprendre les caractères si marqués des différebts personnages. Toutefois j’ai trouvé le faisceau de coïncidences assez “tiré par les cheveux”, le dénouement manque de crédibilité.
Bravo pour cette saga familiale entre Turcs et Arméniens : les personnages sont attachants et les situations plausibles. Le début du livre est un peu long, les retours dans le passé sont parfois un peu compliqués à suivre…Mais la quête de la jeune arménienne en Turquie éclaire bien les débats a la fois de la reconnaissance (ou non- reconnaissance) du génocide arménien par les turcs et celui à venir du rattachement de la Turquie à l’Europe. Cette reconnaissance de son passé plus ou moins glorieux par un pays a un parfum d’universalité. Pas de grands discours théoriques mais les pérégrinations de deux jeunes filles qui cherchent à mieux comprendre qui elles sont en découvrant leurs généalogies….Un vrai voyage et dépaysement à Istanbul avec des femmes à la limite du monde réel ! mais aussi dans les secrets douloureux et noirs de ces familles.
J’ai beaucoup aimé ce livre, dont j’ai apprécié l’écriture, “moderne”, ai-je envie de dire … Disons que j’ai trouvé l’écriture totalement libérée de ce qui, pour moi, est un “style” commun à ces livres lus ces derniers mois sur ces pays, ces cultures, et les problèmes de ces régions du monde. Peut-être que mon inculture associe ce qui ne devrait pas être associé … En tout cas pour moi, pour une fois, il n’est pas question de corruption, d’aliénation, de l’impuissance qui génère le fanatisme … le sujet est tout autre.
La part secrets de famille, liens familiaux et générationnels m’a plu, c’est quelque chose qui m’intéresse et me passionne.
J’ai aussi beaucoup apprécié d’en découvrir un peu plus sur le génocide arménien, le pourquoi de la négation des Turcs de ce génocide, simplement parce que leur Histoire commence en 1923, alors que les Arméniens cristallisent leur existence autour de cela, ce qui est normal … Mais tout cela n’est pas lourd, dans le roman, c’est intelligent, réfléchi, le sujet n’est pas la polémique mais la réflexion.
J’ai cherché des infos sur le livre et sur l’auteur, et je vous livre cette interprétation (d’un certain Erick Roux) qui ne m’était pas (encore) apparue : la “bâtarde” du livre est “tout le symbole de cette Turquie d’aujourd’hui, enfant naturel d’une république et d’un empire qui oublie son passé et tente de se construire un avenir”. Je la trouve excellente.
Après, il y a les titres de chapitre qui sont les ingrédients d’un dessert, le café Kundera, etc. … plein de petites choses sympas à lire et découvrir.
Un livre qui va m’accompagner un moment, je pense.
Je vais finir par croire que les écrivains ont toujours du mal à trouver une fin pour leurs romans. Encore cette fois la fin avec les révélations des fameux “secrets de famille” sont difficilement crédibles. Sinon tout le roman est très interessant, vivant, amusant et décrit très bien, j’aime à le penser, la vie des deux jeunes filles aux antipodes de culture et de géographie.
J’ai beaucoup aimé le début, c’est vrai: amusant, vif, enlevé,moderne. MAIS Trop brouillon pour moi, et en effet des “révélations finales” mal ficelées. Livre parfois trop dramatique pour être une simple distraction, trop léger parfois pour être un roman d’atmosphère et d’enseignement. Mélange des genres en quelque sorte.
Cela me semble simplement un bric à brac, et relever de l’industrie de récupération des génocides en vue de romans pour grand public.
Je suis d’accord avec Francoise. “Bric-a-brac” qualifie parfaitement ce livre. J’ai saute beaucoup de passages ennuyeux. L’idee de depart aurait du generer un meilleur livre. (excusez le manque d’accents, absents sur mon clavier US)
Je suis parfaitement d’accord avec Orangette et Plume qui, à mon avis, ont donné une analyse parfaite de ce livre ,aussi je n’en dirai pas plus
Rien à ajouter, j’ai beaucoup aimé cette histoire de famille avec en fond d’histoire le genocide armenien et la turquie.
A lire au sujet de l’auteur
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=25014
Je n’ai pas aimé ce livre, ni l’écriture ni l’histoire. Trop fouillis, des longueurs , aucun intérêt pour moi.
Livre très féminin, en cela que les héros masculins sont bien falots ou spécialement antipathiques…
On dévore ce roman comme une pâtisserie turque ou arménienne, dont les recettes abondent et qui ont toutes le goût nostalgique de l’enfance et d’une douceur de vivre perdue, sans perdre de vue la magnifique préface d’Amin Maalouf qui éclaire tous les dilemmes qui rongent la Turquie.
Avec toutes ces qualités, il est d’autant plus dommage que la fin du roman avec la révélation de tous les secrets de famille apparaisse comme tirée par les cheveux et bâclée.
Livre intéressant mais il est vrai qu’il y a des longueurs.
que de turqueries cette année : ces femmes bavardent, mangent, varient les menus. J’ai aimé le début provocateur, me suis ennuyé ensuite.
J’ai failli plusieurs fois abandonner ce livre qui m’agaçait profondément : tout ce verbiage, ces petites histoires de filles, de sexe, de bouffe, enveloppant de multiples papiers crêpons des questions primordiales comme la liberté, l’égalité des sexes, des races, l’attachement à ses racines, la place de l’homme sur terre…
Alors que nous avions lu, l’an dernier, ce livre magnifique d’Arslan “Il était une fois en Arménie” sur le génocide.
Mais je suis allée jusqu’au bout et je n’ai pas regretté, car plus j’avançais et mieux je discernais l’essentiel de l’accessoire, qui n’est peut-être pas si accessoire en fin de compte, et je pense que Plume, dans son “inculture” (dont on se permet de douter…) a beaucoup mieux lu et compris ce livre que moi.
Je n’ai jamais pu entrer dans le sujet de ce livre – qui m’interessait pourtant, mon mari est d’origine turque – et ne l’ai même pas fini… trop long, trop fouillis, trop bavard…
J’oublie toujours de noter ! Voilà.
J’ai beaucoup aimé ce livre.Un point de vue sur la mémoire collective
Un beau livre qui reflète bien l’atmosphère si particulière d’Istanbul avec son mélange de civilisations, de peuples, de bruits et d’odeurs. J’ai apprécié le style très humoristique qui en rend la lecture très plaisante. Les drames qui sous-tendent l’histoire de ces deux familles sont révélés progressivement et permettent de mieux comprendre les caractères si marqués des différebts personnages. Toutefois j’ai trouvé le faisceau de coïncidences assez “tiré par les cheveux”, le dénouement manque de crédibilité.
Un livre en longueur ,terne.On aurait pu s’en dispenser